Attention Investir en SCPI est un investissement immobilier : il s'agit donc d'un investissement long terme
dont la liquidité est limitée, le capital et les revenus non garantis.

Risque de perte en capitallié à l’absence de garantie de remboursement du capital initialement investi. En cas de nécessité de trouver du capital pour rembourser les retraits qui ne seraient pas compensés par des souscriptions, le montant de ce capital dépendra de l’évolution des marchés immobiliers.

Risque immobiliersusceptible d’entraîner une baisse de la valeur due à la variation des marchés immobiliers.

Risque lié à la gestion discrétionnairerésultant de la sélection par les gérants d’investissements moins performants.

La stratégie d’investissementde la SCPI est décrite à la Note d’information. Vous êtes invités à vous reporter à la documentation.

Les photos présentées sont des investissements déjà réalisés qui ne préjugent pas des investissements futurs.

RÉINVENTER L’ÉPARGNE IMMOBILIÈRE

Ce texte de fiction, voire de science-fiction, n'est pas une totale fantaisie. Les profondes mutations que connaissent le monde de l'immobilier de bureaux et celui de l'épargne laissent en effet présager une évolution majeure de l'épargne immobilière dans les années à venir. Imaginons la vie du consommateur d'épargne d'après-demain.

 

« Nîmes. En passant par Saint-Bonnet-le-Froid s’il te plaît. »

Ma Volkswagen sort tranquillement de son emplacement, rue Médéric, puis s’insère doucement dans la circulation et fait route vers le sud dans un feulement électrique à peine audible. Parfois la nostalgie du volant et de la boîte de vitesses me saisit, et je me laisse aller au souvenir des petites routes dévalées avec la technique du talon-pointe…/

 

Mais il faut reconnaître que depuis la généralisation du véhicule autonome à la fin des années 2030, je dois être un des rares à regretter parfois cette époque révolue. Peut-être parce que j’ai vécu cette transformation de près. La fin de la voiture de nos parents a coïncidé, pour moi, avec la fin de mon travail dans les assurances qui ont brutalement perdu plus de la moitié de leur business avec la fin des primes (forcément : pas d’accident, beaucoup moins de revenus pour l’assurance…). C’est arrivé vite. Rien de tellement surprenant en même temps. Tout va très vite, et les vérités sont devenues très passagères. Plus personne ne travaille tellement longtemps dans la même boîte, par exemple. Quand on peut parler de boîte, d’ailleurs. On est nombreux à travailler en freelance, comme on disait dans les années 2000.

FUTUREPROOF

Les parcours de vie se sont fragmentés. Avec un robot-advisor qui s’était fait connaître sur le réseau social de l’époque (ce bon vieux Zuckerberg, tellement lifté et transfusé qu’il n’a presque pas changé), j’avais opté pour un placement qui garantissait des revenus complémentaires pour pallier tous les aléas de la vie moderne.

PERIAL avait rebaptisé un vieil acronyme incompréhensible (SCPI, ou SPCI, je ne me souviens plus bien). Il l’avait appelé « FutureProof ». Ils ont eu du flair : ils en ont vendu à tous mes amis et à tous les amis de mes amis (réseaux sociaux obligent), il y a un peu moins de vingt ans. Presque trentenaires, on avait fini nos études et on savait qu’on avait besoin de quelques « coussins » futurs pour amortir la violence de l’époque qui se dessinait : l’uberisation (ce vieux concept) avait attaqué tous les secteurs de l’économie.

On allait sans doute avoir plusieurs métiers (y compris parfois en même temps), mais aucune retraite ! Le système par répartition s’était finalement disloqué en 2035, déclenchant une hausse préoccupante de la pauvreté chez les plus de 60 ans. « FutureProof », c’était plutôt bien trouvé comme nom ! Il m’a permis d’affronter pas mal de situations de transition un peu compliquées, ce revenu régulier, surtout que j’avais pris l’option de mensualisation, bien pratique.

LIVRET I

D’ailleurs, ça me fait penser que sur mon mobile (un iPhone 47), j’ai repéré une offre d’épargne immobilière que m’a proposée mon agrégateur de comptes bancaires : ça s’appelle le Livret i (i comme immobilier, bien sûr). Je n’avais pas trop d’idées pour la naissance de ma nièce, je vais mobiliser la famille et les amis proches via GooglePay pour qu’on abonde tous régulièrement pendant son enfance : ça permettra à la petite de démarrer dans la vie avec un revenu sûr à partir de sa majorité, utile pour financer ses études.

Parmi les différents livrets i, je vais choisir celui qui va faire sortir de terre un centre de géothermie dans notre région. C’est un joli symbole pour une naissance, et puis en France on est toujours à la traîne sur les énergies renouvelables : à peine 60 % du mix énergétique !

Ma Volkswagen se rabat rapidement sur la droite. Je me retourne, pour apercevoir une bande de motards passer dans un fracas assourdissant sur des machines d’antiquité. Ce sont les derniers rebelles : dans quatre ans, en 2050, les motos seront interdites, y compris les modèles électriques. Malgré tout, je peux comprendre cette envie de liberté…

Moi-même, après mon licenciement économique – et le départ de ma femme –, je suis parti deux ans faire un tour du monde sur le voilier de mon père, un vieux ketch avec coque en alu. J’ai eu quelques réparations à faire durant mon périple, et j’étais bien content de toucher mes dividendes de Future Proof 3 ! Je pense notamment aux panneaux solaires et au pilote automatique qui m’ont lâché deux fois.

Ironie du sort, c’est ce fonds qui m’a inspiré pour réorienter mon activité professionnelle : il se trouve que FutureProof 3 détenait un immeuble à énergie positive qui venait d’inaugurer un espace de cooking ultra-moderne. En tant qu’associé, je pouvais en profiter à moindre coût.

C’était un mardi matin, je m’en souviens très bien. Une jeune sociologue s’est installée avec des livres (oui des livres !) en face de moi : Ali MacGraw dans The getaway, en 1972. Bizarrement, je me suis découvert une passion dévorante pour la sociologie. Elle étudiait notamment les conséquences de l’allongement de la vie sur la psychologie des seniors (cette année-là, en 2045, un Français sur trois avait plus de 60 ans).

ÉCO-QUARTIER ET DOMOTIQUE

Cette rencontre m’a donné deux idées. Une première qu’il n’est pas convenable d’exposer ici, et une seconde pour faire fructifier le terrain familial au sud de Nîmes : monter un petit quartier éco-conçu, en bois, avec une domotique irréprochable, qui accueille étudiants et seniors. Les seniors ne veulent plus être parqués entre eux et les jeunes veulent profiter de leur expérience et leur rendre des services simples (et rémunérés pour certains) : une forme de reconstitution du village du xxe siècle en somme, avec tous les apports de la modernité, et qui replace l’humain au centre.

J’ai fait le pitch du projet sur le site de crowdfunding de PERIAL. L’emplacement du terrain au sud de Nîmes se révèlera être une aubaine : avec la disparition de la Camargue suite à la montée des eaux, mon terrain n’est plus très loin de la mer désormais ; or les zones côtières n’ont jamais été aussi attractives. Le projet a rapidement trouvé son financement et nous voilà aujourd’hui en route vers Nîmes. Je dis « nous » parce qu’il n’y a pas que la deuxième idée qui ait été réalisée, la sociologue est à mes côtés dans la Volkswagen. On va en profiter pour passer par l’établissement du petit-fils de Régis Marcon qui a repris le mythique Clos des Cimes à Saint- Bonnet-le-Froid. L’agneau en croûte de foin n’a pas changé. C’est bien aussi que certaines choses ne changent pas !

Légende Photo : ÉCO-QUARTIER DOMOTIQUE | UN PETIT QUARTIER ÉCO-CONÇU, EN BOIS, AVEC UNE DOMOTIQUE IRRÉPROCHABLE, QUI ACCUEILLE ÉTUDIANTS ET SENIORS.

Les risques à investir en SCPI

Investir en SCPI est un investissement immobilier : il s'agit donc d'un investissement long terme dont la liquidité est limitée, le capital et les revenus non garantis.

Risque de perte en capital : lié à l’absence de garantie de remboursement du capital initialement investi.
En cas de nécessité de trouver du capital pour rembourser les retraits qui ne seraient pas compensés par des souscriptions, le montant de ce capital dépendra de l’évolution des marchés immobiliers.

Risque immobilier : susceptible d’entraîner une baisse de la valeur due à la variation des marchés immobiliers.

Risque lié à la gestion discrétionnaire : résultant de la sélection par les gérants d’investissements moins performants. 

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