Vendre ses parts de SCPI ? Une fausse bonne idée ?

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Il y a 2 années
Le succès de l'épargne immobilière via les SCPI, les Sociétés Civiles de Placement Immobilier, ne se dément pas. En témoigne la collecte record de 3,76 milliards d'euros au premier semestre 2017 (+12,5% par an). Il faut dire que les rendements offerts (4,53% nets sur un an à fin juin) sont très supérieurs à ceux des autres placements et donc particulièrement attrayants pour les investisseurs.

Les modifications fiscales prévues par Emmanuel Macron tendent à orienter l’épargne des français vers les placements financiers plutôt qu’immobiliers. Les SCPI seront intégrées dans l'IFI, l'impôt sur la fortune immobilière, qui taxe tous les patrimoines immobiliers dont la valeur est supérieure à 1,3 million d'euros. Par ailleurs les SCPI sont plus liquides que l'immobilier en « dur » et donc plus faciles à vendre. Au delà de leurs rendements extrêmement attractifs, ces raisons pourraient pousser les épargnants à envisager de vendre leurs parts de SCPI, ce qui n'est pas forcément une bonne idée. On vous explique pourquoi. 

Les SCPI, des perspectives très encourageantes...

D'abord, les SCPI sont conçues pour se constituer une épargne régulière de long terme. La commission de souscription, entre 8 et 12% du montant investi, n'est payable qu'au moment du retrait des parts. Cette commission s'amortit sur plusieurs années, entre 7 et 10 ans idéalement, et garantit de ne pas en faire un placement opportuniste.

Autre raison de conserver ses parts sur le long terme, le potentiel de plus-value. En effet, le rendement global de ce placement s’apprécie à la hauteur du rendement locatif mais aussi de la valorisation du patrimoine.

Mais la principale raison de garder précieusement ses parts de SCPI est que leurs perspectives sont très encourageantes, notamment pour celles qui investissent dans l'immobilier de bureau. Si la taxation accrue de l'immobilier peut affecter, à terme, le marché résidentiel, les rendements dans le tertiaire de bureau ou de commerce (entre 4,5% et 6% de rendement par an) seront eux, soutenus par la dynamique que connaît actuellement le pays. Car les chiffres de la croissance s'emballent en France, les experts estiment qu'il suffit de 1% de croissance pour doper la demande de bureaux en Ile-de-France. En 2018, la croissance devrait atteindre 1,7%. 

... Portées par la dynamique du Grand Paris

Par ailleurs, des projets d'envergure comme la construction du Grand Paris devraient soutenir durablement le secteur. Une conjoncture porteuse qui pourrait s'accompagner d'une hausse des futurs revenus locatifs. La remontée des loyers, déjà remarquable à Paris pourrait se diffuser aux autres grandes métropoles françaises. D'autant plus que pour soutenir les rendements, les SCPI vont chercher la croissance dans les pays d'Europe les plus dynamiques. Les rendements généreux des SCPI et leurs perspectives encourageantes leur laissent de la marge par rapport à beaucoup d'autres produits financiers. Les SCPI offrent en plus la possibilité d'être optimisées fiscalement, notamment par le biais du démembrement.  

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