Définition know your customer (KYC)

Know Your Customer (KYC), qu'est-ce que c'est ? 📖

Le KYC, pour Know Your Customer (« connaître son client » en français), désigne l’ensemble de procédures mises en place par un établissement financier  (banque, assurance, société de gestion, gestionnaire de patrimoine…) pour vérifier l’identité d’un client et mieux comprendre sa situation avant d’entrer en relation et de proposer un investissement.

Le KYC est une obligation réglementaire dans les secteurs de l’épargne et de l’investissement, notamment pour les placements comme la SCPI.

Concrètement, le KYC consiste à collecter et analyser des informations comme :

  • L’identité (nom, prénom, date de naissance),
  • La pièce d’identité,
  • L’adresse,
  • La situation professionnelle et patrimoniale,

👉 L’objectif principal est double : sécuriser la relation client et lutter contre les activités illégales (fraude, blanchiment d’argent, financement du terrorisme...).

 

À quoi sert le KYC ?

Le KYC poursuit plusieurs objectifs essentiels :

  • S’assurer que la personne est bien celle qu’elle prétend être,
  • Comprendre le profil et la situation du client (personnelle, professionnelle et patrimoniale),
  • Évaluer les risques liés à la relation (financiers, juridiques, réputationnels),
  • Proposer des solutions d’épargne adaptées aux besoins réels du client,
  • Respecter les obligations réglementaires en vigueur.

Dans le domaine de l’épargne et de l’investissement, le KYC permet notamment de vérifier que les solutions proposées sont cohérentes avec :

  • le niveau de connaissance financière du client,
  • son appétence au risque,
  • son horizon de placement,
  • ses objectifs patrimoniaux et ses projets de vie (revenus, retraite, transmission, etc.).

👉 Le KYC protège à la fois le client et l’établissement.

Comment fonctionne le KYC ?

1. La collecte d’informations

Lors de l’entrée en relation entre un client et un établissement financier (banque, assurance, gestionnaire de patrimoine...), le client doit fournir à l’entreprise une liste de documents précis :

  • Une pièce d’identité valide,
  • Un justificatif de domicile,
  • Des informations sur sa situation personnelle et professionnelle,

2. La vérification

Les informations recueillies sont ensuite :

  • Contrôlées (validité et cohérence des documents),
  • Croisées avec des bases officielles,
  • Analysées afin de détecter d’éventuelles incohérences ou situations à risque.

👉 Dans certains cas, des contrôles renforcés peuvent être appliqués (personnes politiquement exposées, opérations inhabituelles, montants élevés...).

3. Le suivi dans le temps

Le KYC n’est pas une démarche ponctuelle. Il doit être mis à jour régulièrement, notamment lorsque :

  • La situation du client évolue,
  • Le niveau de risque change,
  • De nouvelles opérations importantes sont réalisées.

👉 C’est ce qu’on appelle le KYC dynamique.

Pourquoi le KYC est-il obligatoire ?

Le KYC est imposé par la réglementation, notamment dans le cadre de la LCB-FT (Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme) :

  • Le blanchiment d’argent,
  • Le financement du terrorisme,
  • La fraude fiscale.

Ne pas respecter le KYC expose les établissements à :

  • Des sanctions financières lourdes,
  • Des restrictions d’activité,
  • Une perte de confiance des clients et des autorités.

Quels sont les risques liés au KYC ?

Pour le client, le KYC peut parfois être perçu comme intrusif. Mais l’absence ou l’insuffisance de KYC expose à des risques bien plus importants :

  • Usurpation d’identité,
  • Blocage de comptes ou d’opérations,
  • Refus d’accès à certains produits,
  • Allongement des délais
  • ...

Pour les établissements, un KYC mal fait peut entraîner :

  • Des risques juridiques,
  • Des risques financiers,
  • Des risques réputationnels.

Ce que le KYC n’est pas :

  • Une option,
  • Une simple formalité administrative,
  • Un contrôle ponctuel figé dans le temps,
  • Une pratique réservée aux grandes banques uniquement.

👉 Il s’agit d’un processus structurant, au cœur de la relation entre l’épargnant et l’acteur financier.

En résumé ✅

Le KYC signifie Know Your Customer (« connaître son client »). Il s’agit d’ une procédure réglementaire qui consiste à vérifier l’identité et la situation d’un client avant et pendant toute la durée de la relation. Il est obligatoire dans les secteurs de l’épargne et de l’investissement.

Il permet de sécuriser les opérations, de lutter contre la fraude et de proposer des solutions adaptées au profil de chaque investisseur. Le KYC évolue dans le temps et protège à la fois le client et l’établissement.

Est-ce risqué d'investir ?

Trouvez un équilibre entre les risques et les bénéfices

Les SCPI, comme tout placement, comportent des risques qu'il est important de comprendre pour faire un choix adapté.

Risque de perte en capital

La valeur des parts peut fluctuer à la hausse comme à la baisse. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Revenus non garantis

Les dividendes potentiels dépendent des loyers perçus, qui peuvent varier selon le taux d'occupation et le contexte du marché. Le versement des dividendes n'est pas garanti et est conditionné au vote préalable de l'assemblée générale annuelle des associés.

Liquidité limitée

La cession des parts n'est possible que s'il existe un acquéreur. En l'absence de contrepartie à l'achat, la revente des parts peut être impossible.

Durée de détention recommandée

Investir en SCPI s'envisage sur le long terme. Il est recommandé de détenir ses parts 8 ans minimum.

Risque de durabilité

Par risque de durabilité, on entend la survenance d'un événement ou d'une situation relative au domaine ESG (environnemental, social ou de gouvernance) et qui pourrait potentiellement ou effectivement causer un impact négatif important sur la valeur de l'investissement dans un fonds.

Risque fiscal à l'étranger

Les revenus issus des immeubles situés hors de France peuvent être soumis à une retenue à la source dans le pays d’origine. Leur traitement fiscal dépend des conventions internationales et de la situation personnelle de l’investisseur. Les informations fournies sont générales et ne constituent pas un conseil fiscal.